top of page

Vivre à Montréal : témoignage et conseils de Laura

  • Photo du rédacteur: Manon
    Manon
  • 25 juin 2025
  • 6 min de lecture

Dernière mise à jour : 20 juil. 2025

Si vous avez lu mon article “S’expatrier en Espagne : témoignage et conseils après 9 ans” avec Clémence, vous savez déjà qu’on s’est rencontrées au Canada, à Montréal plus précisément. Eh bien, pour Laura, c’est un peu la même histoire : je l’ai rencontrée ici, à Montréal !

 

Laura est venue s’installer avec son copain Geoffrey, tous deux viennent de Vendée ! Lui bosse dans le domaine de la verrerie et accessoires pour le vin, et Laura est agente administrative et service à la clientèle pour un organisme communautaire spécialisé dans le droit. Aujourd’hui, c’est elle qu’on met à l’honneur : place à l’interview de Laura !



Son expérience personnelle

 

Qu’est-ce qui t’a motivée à partir vivre à l’étranger ?

 

Étant en couple, nous avions envie de créer un projet à nous, différent de celui que la vie trace habituellement. De mon côté, je souhaitais aussi relever un défi, à la fois social et professionnel.


Pourquoi as-tu choisi le Canada pour vivre cette expérience ?


J’ai choisi le Canada et plus particulièrement le Québec pour la facilité de la langue et aussi, pour l’ouverture d’esprit de la province et du pays.


Pourquoi ton choix s’est porté sur Montréal ?


Mon choix s’est porté sur Montréal, car c’est une ville francophone, dynamique et riche culturellement. J’ai aussi choisi cette ville pour la possibilité de trouver un emploi plus facilement (je le pensais 🤣).


Comment as-tu réussi à venir vivre au Canada ?


Avec mon copain, nous avons fait notre demande de Permis Vacances-Travail tous les deux en même temps. Nous avons reçu notre lettre d’introduction seulement trois jours après et tous les deux en même temps également. Je ne vous cache pas que cela est vraiment stressant d’attendre ce document à deux car il faut prendre en compte qu’une des deux personnes peut ne pas être tirée au sort.


Comment s’est passée ton arrivée ?


Nous sommes arrivés début novembre, il faisait déjà un peu froid et il y avait un peu de neige. Nous avons fait une semaine en auberge de jeunesse. Nous avons choisi cette option en pensant que cela nous permettrait de mieux nous intégrer et de se sentir moins seuls dès l’arrivée. Mais finalement, ça n’a pas été la meilleure option 🤣 Nous aurions aimé nous retrouver tous les deux, dans notre intimité, car nous avons eu la difficulté à s’adapter à la ville et surtout à se rendre compte de ce que nous avions décidé de vivre.

 

Quelles sont les étapes à respecter pour une arrivée réussie ?


Je pense que l’étape importante, que nous n’avons pas entreprise, c’est de candidater à des offres d’emploi avant l’arrivée. Cela permet de ne pas perdre de temps sur place surtout que la vie est vite chère. Ensuite, ça serait de trouver un logement comme une sous-location, ce qui permet d’avoir un logement à court terme afin de changer dans un « vrai » logement et cette option coûte un peu moins chère et peut se trouver facilement sur Facebook. Car les AIRBNB sur un mois sont quand même un coût !

 

 

Le mode de vie au Québec

 

Comment décrirais-tu la culture québécoise par rapport à celle de la France ?


Je dirais que la culture est beaucoup plus ouverte que ce soit dans l’art, dans la gastronomie, avec les communautés LGBTQ+ et au niveau professionnel. C’est vraiment un endroit sans jugement.


Y a-t-il des grandes différences dans le quotidien ?


Les différences vont se voir dans les transports en commun, il y a un respect pour chacun et c’est très propre. Cela se verra également au travail, les responsables vont t’apporter une confiance et vont te permettre d’avoir une certaine liberté dans tes tâches.


Qu’est-ce qui t’a le plus surpris en arrivant ?


Ce qui m’a le plus surpris, c’est la différence culturelle avec tellement de communautés différentes.


Quels aspects de la vie au Canada t’ont particulièrement plu et déplu ?


Encore une fois, ce qui m’a le plus plu, c’est l’ouverture d’esprit et la liberté que nous pouvons ressentir. Je dirais que ce qui m’a le plus déplu, c’est le long hiver de plus de 6 mois 🤣 (en disant 6 mois, elle exagère légèrement, on est plutôt aux alentours des 5 mois... ça va bien se passer, vous inquiétez pas !).


Est-ce que la vie est chère à Montréal ?


On pourrait penser en vivant sur place que la vie est assez chère surtout quand tu vis l’inflation. Mais une de mes cousines est venue récemment nous voir et elle a comparé avec les prix à Bordeaux et finalement pour une ville c’est « normal ». La difficulté, mais comme en France, c’est que le salaire ne suit pas l’inflation donc il faut faire attention. De plus, il est vrai que cela peut être cher dès que nous sortons dans des bars ou dans des restaurants, car il faut inclure les taxes et les pourboires, ce qui augmente un peu la note.

 

 

Le travail et l’intégration

 

Travailles-tu au Canada ? Si oui, quelles sont les différences avec le marché du travail français ?


Oui, je travaille au Canada. Il faut prendre en compte, comme partout, la demande est beaucoup plus élevée que l’offre. Mais la différence la plus flagrante, c’est que les employeurs regardent tout d’abord ton expérience et ton profil avant les diplômes. Une fois employé(e), il est également plus facile d’évoluer et de gagner en responsabilité si tu fais tes preuves.

 

Est-il facile de trouver un logement ?

 

Je dirais que tout comme un emploi, un logement est difficile à trouver au niveau de l’offre et la demande. De plus, les loyers peuvent vite être très élevés.

 

 As-tu trouvé qu’il était facile de s’intégrer en tant que pvtiste ?


Oui, il est très facile de s’intégrer en tant que pvtiste, car le Québec a l’habitude. Nous sommes beaucoup de français, 200 000 à Montréal, il me semble.

 

Comment se sont passées les démarches administratives ?


Les démarches administratives pour le PVT se sont bien passées c’est assez simple car le site pvtistes.net aide beaucoup si tu as des questions concernant des démarches. Le plus compliqué, c’est pour les données biométriques demandées pour arriver sur le territoire canadien qui se font faire uniquement à Paris ou à Lyon en seulement quelques semaines. 



La langue et la communication

 

Est-ce qu’il y a beaucoup d'anglicismes à Montréal ? Si oui, est-ce que parler seulement français est suffisant ?


Il y a quand même une partie d’anglicisme à Montréal au vu des différentes cultures internationales, mais aussi parce que le Québec dépend du Canada, qui lui est essentiellement anglais. C’est quand même un plus de savoir parler anglais pour certains jobs, mais pour d’autres, tu réapprends sur le tas et tu peux utiliser de nombreux outils pour t’aider. Il faut savoir que le Québec met en avant la francisation.

 

Comment les Québécois réagissent-ils face aux Français ?

 

Les Québécois ont l’habitude de côtoyer des Français et ils nous apprécient. Je pense que certaines personnes vont avoir un regard différent côté professionnel. Nous n’avons pas la même exigence de travail et nous pouvons prendre des postes de locaux.

 

Est-ce qu’il est difficile de trouver un travail si on ne parle pas anglais ?


Non, c’est vrai que selon les domaines il est préférable d’être bilingue mais il est tout à fait possible de trouver un job et même d’en profiter pour enrichir la langue.

 


Les défis et conseils


Quels ont été les plus grands défis auxquels tu as été confrontée ?


Mes plus grands défis ont été : de trouver un job bien payé, donc réussir à subvenir à nos besoins, à nos sorties et plaisirs, et le manque de mes proches à certains moments. Le fait de se retrouver avec soi-même fait naître des émotions que nous ne connaissions pas.


Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui souhaite s’installer au Québec ?


Je te conseillerais de bien préparer ton arrivée (emploi, logement) afin d’éviter les mauvaises surprises et de se rajouter du stress.

 

 

Le dilemme du retour


Souhaites-tu rester à Montréal ? Si oui, pourquoi ?


Je souhaiterais prolonger mon expérience à Montréal encore 1 ou 2 ans de plus. Malheureusement, avec les réformes de l’immigration de 2025, notre aventure va devoir s'arrêter en novembre 2025. Nous aurions aimé rester pour les expériences professionnelles qui pouvaient s’offrir à nous.

  

Qu’est-ce qui te manque le plus de la France aujourd’hui ? Et à l’inverse, qu’est-ce qui te manquerait le plus du Canada ?


Ce qui me manque le plus, ce serait la bouffe ahah ! Et puis bien évidemment mes proches et les moments partagés avec eux. Ce qui me manquera du Canada, c’est le fait de se sentir libre, les amis que j’ai rencontré et les voyages dans l’Amérique du Nord.

 

As-tu peur de rentrer en France ? Si oui, pourquoi ?


Oui, j’ai un peu peur de rentrer en France : retrouver le train-train quotidien, se lancer dans des projets plus « adultes » et retrouver le système angoissant du travail. Surtout le fait de rentrer dans une case qu’au Québec on ne ressent pas.


Photo de deux amies souriantes dans le centre-ville animé de Montréal, avec les gratte-ciels et l’ambiance urbaine typique de la métropole québécoise.
Crédit photo : Manon

Je tiens à remercier Laura ! Même si j’ai moi aussi vécu une expérience similaire au Canada, vous pouvez trouver mon article "Est-il difficile de s'installer Montréal ?" juste en dessous, je tenais absolument à recueillir son témoignage. On a vécu des choses différentes, et c’était important pour moi d’avoir un autre point de vue. Son retour est hyper pertinent, et j’espère que ça vous aidera à y voir plus clair sur certains aspects de la vie à Montréal !


Commentaires


bottom of page